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Enfin, de la
vraie spéléo !

Grotte du Finistère, l’entrée
de la cavité.
À
quelques heures de l’arrivée de « La Mama Dina
», qui transporte la relève, l’équipe
est majoritairement sur la base minière. Ceux qui partent
préparent leurs sacs ou mettent la main à un rapport
scientifique et spéléologique à mi-parcours
de l’expédition qui sera remis aux partenaires et institutions
chiliens qui font partie de la délégation d’une
dizaine de personnalités qui viennent aussi pour une visite
éclair sur Guarello.
Un temps de chien, très patagon, règne depuis deux
jours sur le secteur. Il se chargera rapidement de mettre au parfum
les nouveaux...
In extremis, pour les « juilletistes », trois découvertes
spéléologiques prometteuses ont été
faites hier et avant-hier...
Grotte
du Finistère
Ainsi, le 4 février, Richard, Franck, Luc, Jean-Phi et Ben
partaient pour une séquence cinéma dans la grotte
de la Moraine, où Ben et Richard devaient prélever
des concrétions et des varves glaciaires. Mais au dernier
moment, nous décidons de prospecter d’abord les côtes
sud-ouest de l’île de Guarello. La vision d’une
magnifique falaise, haute de 200 m au moins, longue de plusieurs
kilomètres, au bout de l’île (le Finis Terrae
local), nous dérouta définitivement de l’objectif
prévu. « Sentant le fumet de la première »,
Richard, Franck et Luc partent vers un semblant de porche qui semble
s’ouvrir dans la falaise, à côté d’une
cascade. La traversée d’un bout de forêt magellanique
particulièrement résistante ne dura qu’une poignée
de minutes.
Dans une ambiance « Vietnam », nous voici au pied de
la cascade. Franck escalade un bout de falaise vers un porche rond
de 2 m de diamètre, et crie « Il y a du courant d’air,
et ça continue ! » Ça a continué comme
ça durant deux heures, de surprise en étonnement.
La galerie est une ancienne conduite forcée, avec passage
bas aquatique et concrétionné. Franck prélève
des cavernicoles, Luc filme en direct... une belle première
de 200 m au moins, avec sortie 35 m plus haut dans un porche en
falaise, et arrêt sur rien...
Le plus surprenant, ce sont les concrétions qui tapissent
les parois, avec pas mal d’excentriques, des buissons «
coralliformes », des stalactites inclinées par le vent,
etc.
À continuer....
Perte
de la Passoire
Franck,
Guillaume et Stéphane M sont partis hier 5 février,
pour poursuivre l’exploration d’une cavité prometteuse
sur le secteur des 400 Sud, appelée la Perte de la Passoire
(il suffit de voir la photo du puits d’entrée pour
comprendre la toponymie).
Après une nuit sous tente agitée par les rafales de
vent, ils ont poursuivi l’exploration et viennent de nous
annoncer par radio : « arrêt sur rien sur manque de
corde, cote : -135 m environ ! »
Bigre, cela commence à sentir la bonne vraie spéléo
de nos rêves...
Ce soir, si la « Mama Dina » passe bien les rafales,
nous devrions être 42 ! Il va y avoir quantité de choses
à se raconter... Pour ma part, ce sera ma dernière
chronique, avec Stéphane J, Tristan, Thibault, Laurent, Nicolas,
David, Richard et Sylvain, nous repartirons le 8 février
avec la « Mama Dina », direction la France, laissant
les « aoutiens » poursuivre l’exploration de ce
coin perdu de la planète, où tout est extrême,
le soleil comme la pluie, le mollesse des « moquettes »
de mousse comme la rudesse des lapiaz...
SUITE
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