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Transition
entre les deux équipes...

8
février, départ des "Juilletistes" sur le
Mama Dina.
Mardi 7 février
La Mama Dina, le petit bateau affrété
depuis Puerto Natales, débarque à Guarello, après
une journée et une nuit d'une navigation mouvementée,
non seulement les « aoûtiens » (les membres
de la relève de février : Alfredo, Enrique, Grégory,
Jo, Judi, Marcello, Marta, Nathalie, Pierre-Eric), mais aussi
toute une brochette d'officiels chiliens venus se faire une idée
sur le terrain des découvertes des « juillettistes
».
Pendant deux jours ce fut l 'animation des grands jours sur la
base de Guarello : représentants du ministère des
Biens Nationaux, de la Commission du Bicentenaire (préparant
les festivités commémorant l'indépendance
du Chili), de la télévision et de la presse, ainsi
qu'un archéologue et un ethnologue, côtoyaient les
responsables de la base de Guarello.

Alfredo,
l'archéologue de Punta Arenas, s'étonne de la grande
variété des ossements animaux qui jonchent le sol
de la grotte et ses amas coquilliers.
Le temps, grand seigneur, s'est maintenu au beau (du moins sans
pluie) durant ces deux jours de relations publiques, à
tel point que les invités ont dû se demander à
quoi tenait la mauvaise réputation du climat local. Deux
excursions furent organisées pour les hôtes, l'une
pour admirer les peintures et dessins de la grotte du Pacifique,
l'autre dans le seno Nord.
Au
soir, les « juillettistes » fêtent leur départ..
Mercredi
8 février

L'équipe
de l'expédition Ultima Patagonia 2006, les partenaires
et sponsors, ainsi que l'encadrement et une partie du personnel
de la base minière de Guarello posent devant la plaque...
Nous
assistons à 11 heures à une étonnante cérémonie
: l'inauguration d'une plaque commémorative en l'honneur
des expéditions 2000 et 2006 de Centre Terre, avec les
noms de tous les participants de 2006 ayant contribué à
la connaissance du patrimoine naturel de Madre de Dios.
Discours,
hissé des couleurs, photos, apéritif: rien ne manque
à la fête.
Voir
son nom sur cette plaque, qui va rester dans ce coin perdu de
Patagonie, a quelque chose de surréaliste !
15
heures : les officiels et les « juillettistes » se
rembarquent pour Puerto Natalès : au revoir David, Laurent,
Luc, Nicolas, Richard, Stéphane, Sylvain, Thibault, Tristan
! Les partants semblent aussi heureux que les arrivants.
La
plaque commémorative de l'expédition. Cliquez ici
pour voir le détail...
Jeudi
9 février
Le
train-train de l'expédition reprend, mais Marta est malade.
C'est l'effet retard d'un mal de mer médicamenté
qui entraîne des effets pervers à contretemps.
Il
pleut sérieusement. Judi, Franck et Pierre-Eric partent
repérer des siphons dans le seno Soplador.

Le
camp 400 Sud en pleine installation.
Alan,
Alfredo, Buldo, Marcello, Nathalie, Stéphane rejoignent
le camp 400 pour trois jours, pour continuer les cavités
du secteur, en particulier le gouffre de la Passoire.
Guillaume
et Jean-Philippe montent sur le Roberto poursuivre la perte
du Sablier jusqu'à -50m et lèvent la topo.
Dans
le même secteur, Pierre et Serge partent prospecter les
pertes au contact grès-calcaire. Ils découvrent
le puits du GPS volant (dont la position exacte
ne sera précisée que plus tard, après descente
du premier puits.) et le gouffre de la Détente,
au moment où le temps se remet au beau pour la soirée.
Benjamin,
Gregory, Georges, Jo, partis vers la grotte du Finistère
se heurtent le matin avec leur petit zodiac à la houle
du Pacifique au sud de Guarello, alors que le vent forcit, que
la pluie redouble et que les embruns partent à l'horizontale.
Il faut faire demi-tour, ce sont les joies du climat patagon !
Vendredi
10
Beau
temps le matin finissant en pluie le soir. L'équipe de
la grotte du Finistère réalise
la topographie ratée de la veille (développement
300 m, dénivelée 60 m), Benjamin y observe des dépôts
glaciaires et de jolies stalactites en lames orientées
par le courant d'air.

Pierre-Eric
plonge dans la perte de Kawtcho.
Pierre-Eric
et Franck topographient et plongent la perte du Vent
dans le seno Soplador. L'eau est d'une belle couleur thé
due aux tourbières qui dominent la perte. 200 m de galeries
conduisent à un premier siphon de 7 mètres suivi
d'un puits noyé descendu jusqu'à -30. Ils reviendront.
L'équipe Roberto renforcée de Grégory et
Judi prolongent la Détente jusqu'à
-100 et le Sablier jusqu'à -150, arrêt
sur rien dans les deux gouffres. Il faudra faire attention aux
crues, l'équipement est soigné en conséquence.
Le
plancher d'un zodiac montre des signes de faiblesse. Il faudra
le sortir de l'eau : une expé n'est pas formée que
de belles premières, c'est aussi beaucoup de temps passé
à des mises au point, réparations, classements de
documents et de photos, rédaction de rapports, qui prolongent
ou préparent les activités de terrain.
Samedi
11
Photo
: escalade de la cascade sur la falaise de la grotte du Finistère.
Le
mauvais temps n'arrête pas Enrique, Gregory, Pierre-Eric
et Serge qui s' attaquent, en partant avec un zodiac plus puissant
vers la grotte du Finistère, à
une escalade de 30 mètres en falaise qui jouxte l'entrée
du réseau.
En
fait, la cascade est bien plus haute que prévu et il faudra
revenir.
Sur la base, on met les topos au propre avec fébrilité.
Au
soir, retour de l'équipe du camp 400.
Ils
ont terminé le gouffre de la Passoire
sur étroiture vers la cote -180 m, et repéré
d'autres entrées qui vont demander sûrement le déplacement
du camp.
Dimanche
12
Tout
le monde est à la base et programme la suite des opérations,
qui privilégie les camps de plusieurs jours, plus efficaces
que les sorties à la journée.
Ce
soir, Franck, Greg et Serge partent normalement vers le seno Nord
puis le seno Barros Luco si la météo
le permet. Il faut assurer là-bas une veille constante
pour guetter la bonne fenêtre météo, indispensable
pour reconnaître le fond du seno, qui est situé face
au Pacifique. Il s'agit d'explorer, trouver les résurgences
et éventuellement découvrir des sites Alakaluf pour
préparer la prochaine expédition. Dans trois jours,
si la météo n'a pas voulu sourire, une autre équipe
les relèvera.
Lundi
13
Dans
le secteur du Roberto, La poursuite de la Détente
et du Sablier demandent l'installation d'un camp.
Alberto, Buldo, Georges, Jo, Marcello et Nathalie y montent pour
trois jours. De l'autre côté de la vallée
S-N qui monte du seno Soplador, Guillaume, Jean-Philippe, Judi
et Pierre vont déplacer le camp 400.
à
suivre...
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