|
Avancement de l'expédition 2008
Le projet
Objectifs scientifiques
Les expéditions précédentes
|
|
UNE NOUVELLE FRONTIERE

5 - Seno Barros Luco
De nombreux travaux restent à effectuer dans
et depuis cette anse navigable qui s’insinue profondément
au sein de l’île :
- Du point de vue spéléologique, deux accès
possibles vers des arêtes culminantes de l’île y ont été localisés en 2006, depuis la rive nord. Ils
devraient permettre l’installation des camps
avancés indispensables à la reconnaissance, la
prospection systématique et la conduite d’études
scientifiques dans ces secteurs hautement calcaires,
mais encore vierges de toute incursion.
- Du point de vue archéologique, trois porches
ouverts sur la mer et découverts en 2006 recèlent
des ossements, signe d’une occupation
humaine. En 2008, leur étude cherchera à définir
si ces cavités ont eu une vocation d’habitat
ou seulement de lieu de culte, et à en préciser
l’ancienneté.
Là encore, ces travaux complexes ne peuvent
s’envisager sans une logistique importante, que
seule la section navale des Armées Chiliennes est
en mesure d’acheminer.
6 - Zone centrale
Jusqu’à présent, une seule mission de reconnaissance
légère a pu être tentée vers le centre
de l’île, en direction du Seno Barros Luco. Les
conditions météo désastreuses et d’importantes
zones de végétation inextricable ont cependant
eu raison de l’avancée cette équipe. Nous allons
relancer cette mission, avec pour finalité de
rejoindre par cet axe central les équipes
oeuvrant sur le seno Barros Luco, tout en assurant
une prospection systématique des importantes
surfaces calcaires visibles sur les photos
aériennes.
7 - Grotte de la Baleine
Découverte en 2000, elle a pu être de nouveau
atteinte en 2006, mais seulement après sept tentatives.
Située face à l’ouest, à plus de 15 milles
du débouché du seno Azul dans le Pacifique,
elle exige une navigation en plein océan rendue
extrêmement difficile par les affleurements
rocheux, la violence des vents et l’ampleur de la
houle. Cette grotte abrite un véritable mystère
qui n’a fait que s’épaissir, et que l’équipe s’est
attachée à résoudre. Nous savons que ce sont au
moins six cétacés dont les ossements sont éparpillés
à près de trois cents mètres de l’entrée, le
plus surprenant étant bien entendu que cette
partie de la cavité se trouve aujourd’hui à plus
de six mètres au-dessus du niveau marin actuel.

Comment ces baleines se sont-elles échouées
ici? Déferlante particulièrement puissante lors
d’une tempête exceptionnelle? Tsunami ?
Rebond isostatique consécutif à la décharge
naturelle de l’île suite à la fusion glaciaire ?
Autant de questions pour l’instant sans réponse.
Des datations d’ossements sont en cours, mais
d’autres types de prélèvements restent cependant
nécessaires. Des prospections complémentaires
de ce secteur d’un accès particulièrement
périlleux sont d’ores et déjà programmées.
|