Le temps semble s'écouler plus vite dans l'archipel de Madre de Dios, et le premier mois est très vite passé. Certains vont partir et d'autres vont arriver, une ambiance particulière reigne sur Guarello.
Certains ont prolongés leur camp pour s'ennivrer une dernière fois du parfum Patagon. Les scientifiques toujours débordés courrent dans tous les sens pour terminer un travail qui n'a pas de fin. Tout le monde est mis a contribution pour réaliser le "compte rendu d'expédition du mois de janvier". La salle informatique de Guarello ressemble à une salle de rédaction en ébulition.
3 février
Les scientifiques s'affairent
Stéphane J. et Laurent recrutent 2 équipes pour finir la topographie du bassin versant de la station météo sur l'ile de Tarlton. Richard et Joel les accompagnent pour étudier les comètes de roche qui dominent le site.
Comme il faut optimiser la journée, s'ensuit une dernière scéance de bathymétrie avec Stéphane, Jean-François et Jean-Marc qui vont serpenter dans le Seno Eleuterio.
Le soir tous les ordinateurs rivalisent, le compte rendu d'expédition du mois de janvier doit être terminé dans 3 jours. Tout le monde apporte de l'eau au moulin et les hispanisants font les traductions. La fin de l'expédition approche rapidement pour ceux qui ne restent que le mois de janvier, qui sont étiquetés du colibet de "Juilletistes" (nous somme en hémisphère sud et c'est donc l'été).

4 février
Des bulles dans les canelures
Luc, Stéphane J, Steph M et Franck partent faire une plongée dans le seno Azul. Stéphane souhaite observer les canelures qui se prolongent une trentaine de mètre sous l'eau. Luc en profite pour tourner quelques images sous l'eau. Certaines canelures sont plus altérées que d'autres, les hypothèses fusent ...
La quête des comètes
Joël et Richard poursuivent leur étude sur les comètes, qui les amènera au col du bélier surplombant le Seno Soplador. Ce col très exposé au vent est un véritable musée, avec un "spécimen" hors du commun, le déjà célèbre bélier qui n'a pas d'équivalent connu sur la planète. Cette expression de la nature représente à elle seul un synopsis parfait de l'archipel de Madre de Dios : un bloc ératique de grès, un calcaire très pur, la signature d'un vent unidirectionnel, puissant, accompagné d'une pluie incessante.
5 février
Arrivée de "Aoutiens"
Les renforts de février se font désirer, leur bateau a du retard. Nous rangeons de fond en comble la Bodéga où l'on range le matériel, ainsi que la salle de travail (informatique, radio).
C'est en fin d'après-midi que se dessine enfin la silhouette de l' "Explorador Patagonia" dans le Corbeta Papudo, la baie qui abrite la base de Guarello.
L'administration de la base minéralière de Guarello et tous les membres de l'expédition sont là pour les accueillir sous une pluie de battante. Les retrouvailles sont chaleureuses. Ce soir nous sommes 42 de l'expédition à la base de Guarello, plus nombreux que les autochtones.
Pas de répis pour les marins, à 23 h le bateau repars avec les "Juillestistes" et quelques "officiels" de la commissions bicentenaire et de la Fondation Petzl, non sans quelques émotions.

6 février
Briefing au sommet
La réunion de ce matin est dense. Les nouveaux arrivants doivent être formés aux différentes procédures qui régissent notre quotidien, fonctionnement des zodiacs, sécurité sur le terrain, utilisation des outils de communication, gestion des photos ... Le Sernatour (office de tourisme national chilien) met à notre disposition un gros bateau, "le Delphin" qui nous permetra de naviguer sur le pacifique et ainsi acceder à la partie nord de Madre de Dios. Nous avons 4 jours pour utiliser à bon essient cette précieuse manne. Il y a 3 missions différentes qui se profilent (Canales Trinidad, Barros Luco, sites archéologiques)

Déploiement des troupes
A 14 h, le Delphin (avec Luc, Richard et Maria Jose) part vers Puerto Eden chercher 2 kawesqar (Alakalouf) pour les amener visiter les différents sites archéologiques découvert en 2006 et ainsi transmettre leur culture in situ sous l'objectif de la caméra de Luc. Sur la route de Puerto Eden, 8 membres de l'expédition sont déposés, dans la partie nord de Madre de Dios au niveau du canales Trinidad. C'est une partie que nous n'avions pour l'instant pas atteinte faute de moyens. Seul une expédition spéléologique italienne en 2006 y a effectué une reconnaissance.
Plongée dans le siphon de l'Aguillucho
Pendant ce temps Franck part faire une plongée fond de trou dans le gouffre de l'Aguillucho. Ce siphon est proche de la mer, il espère atteindre la confluence de l'eau douce et de l'eau de mer. Marc et Laurent l'accompagnent pour le portage du matériel. Franck s'engage dans le siphon, l'eau est froide, environ 6 degrès. L'eau est chargée d'acide humique, mais reste claire. Il déroule 86 m de fil d'ariane et atteint 35 mètre de profondeur. Il n'atteint pas l'eau de mer.
Entretien de la station météo
Judi, Jean-François, Gustavo et 5 personnes du Sernatour partent sur Tarlton pour changer la carte mémoire de la station météo. Le temps est radieux, propice à une ballade touristique.
7 février
Perte du temps : épisode 3
Judi, Jean-françois, Gustavo, Eric, Gerd et 3 personnes du Sernatour partent au camp de la Perte du temps. L'objectif et de continuer l'exploration de la Perte des Dents arrêté à - 85 m et de faire passer 2 nuits dans un camp avancé sur Madre de Dios aux 3 personnes du Sernatour.

8 février
Barros Luco
Le Delphin rentre à Guarello avec les 2 Kawesqar (Alakalufs) et repars en direction du Barros Luco. C'est un canales en cul de sac qui donne sur le Pacifique dans le nord de l'ile. 3 sépultures Alakaloufs ont été découvertes en 2006 dans ce secteur. Maria Jose nouvellement arrivée compte bien ramener quelques observations sur ces grottes sépultural malgrè l'absence de Dominique Legoupil.
Perte des dents
L'équipe de la Perte du Temps part explorer la Perte des dents à 45 minutes de marche du camp avancé. Les personnes du Sernatour armées d'un GPS se promènent et rentrent au camp pendant que les spéléologues descendent sous terre. La Perte des Dents est un petit canyon souterrain qui prend naissance au fond d'une grande dépression au coeur de la forêt. Judi, jean-François, Eric, Gerd et Gustavo, poursuivent l'exploration et la topographie du réseau. Le canyon se termine sur siphon à - 160 m. La rivière coupe une galerie fossile à - 85 m qui se dévellope sur plusieurs centaine de mètre. Une lucarne reste a voir dans cette partie.
