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Mise à jour du 9 février 2010

Mañana, siempre mañana !!*

* Demain, toujours demain…


Samedi 6 février 2010
Après le départ de l’équipe de janvier et des invités, les dix fraîchement débarqués se scindent en deux groupes : Olivier, Sylvain, Pedro et Fernando rejoignent, au Camp 1, Florence et Laurent qui viennent de prospecter la partie Nord de Soublette jusqu’à la baie « Desconocida » et découvert une émergence importante (2m3/s). Ils ont également reconnu et balisé un nouvel itinéraire qui permet de redescendre au Seno Soplador en 2 heures seulement, soit une économie non négligeable de presque une heure.
Marcelo, Mauricio, Fernanda, Paola, Richard et Jean-François se tournent vers les deux objectifs scientifiques prioritaires : installation d’instruments de prises de mesure dans la grotte laboratoire dite du « Baron » ainsi que diverses études dans la grotte de la Moraine.
Mais une première tentative se solde par un brusque demi-tour : le vent s’est levé en quelques minutes, rendant le Seno Eleuterio impraticable en canot pneumatique.
L’équipe d’Olivier n’aura guère plus de chance, car n’ayant pu atteindre le camp 2, ils durent se replier sur le camp 1… En altitude, la journée a été plus fructueuse : au camp 3, la cote moins 140 mètres est atteinte dans un gouffre très arrosé dont les cascades ont interrompu l’exploration.

Dimanche 7 février 2010
Au camp 3 toujours, Thomas et Jean-François, poursuivent l’exploration du « – 140 m » (la perte du Coïpo) tandis que Bernard, José, Vanessa, Jean-Philippe et Serge profitent d’une accalmie relative pour monter au camp 4. Dans le même temps, Florence et Laurent sont récupérés par Marcelo et Antoine au fond du Soplador, le canot resté sur place semblant quelque peu dégonflé.
À Guarello, une nouvelle tentative ne permet toujours pas d’atteindre la grotte de la Moraine, pourtant plutôt facile d’accès : le Seno Eleuterio est encore aujourd’hui balayé par le vent du Pacifique.
Un raid sur les crêtes de l’île permet néanmoins d’atteindre une zone de conglomérats recherchés par nos géologues Fernanda, Paula et Mauricio tandis que Richard et Jean-François parviennent jusqu’au dôme de calcaire surplombant la Grotte de la Moraine. Une deuxième barre calcaire, précédée d’une bande de forêt dense ne pourra être franchie faute de temps, mais l’exploration de cette zone située au-dessus des réseaux du Finistère et du Masque pourrait s’avérer prometteuse.

Lundi 8 février 2010
Le mauvais temps s’installe pour de bon : pluie et vent toute la journée.
Après remontage du moteur sur le Bombard percé à la grotte du Pacifique, nous amarrons tous les canots en prévision d’une tempête annoncée avec des creux de plus de 10 mètres sur l’océan et des vents de 95 km/h.
La vacation radio de 20 heures donne le ton : Olivier nous annonce depuis le camp 2 que des vents violents ont endommagé les camps 2, 3 et 4 ainsi que vraisemblablement le camp 1 inoccupé.
Relativement à l’abri dans les tentes déchirées ou inondées, aucune équipe n’a pu sortir aujourd’hui… mais le moral est bon !

Mardi 9 février 2010
La première nouvelle du matin confirme l’avis de tempête : après avoir été bloqué par la fermeture du port de Puerto Natales, l’Explorador Patagonia II assurant la relève mensuelle d’une partie des employés de la mine et attendu aujourd’hui, n’a pu franchir le canal Concepcion cette nuit comme prévu.
À 10 heures, les nouvelles des camps sont relativement rassurantes : les grandes tentes ont cédé, celle du camp 2 est inutilisable mais les tentes de couchage ont résisté jusqu’à présent. La pluie et surtout le vent empêchent toute sortie, l’attente s’organise, pour combien de temps encore ? Chaque camp dispose de plusieurs jours de vivres pour l’instant. À 20 heures, l’équipe du camp 4 est optimiste pour commencer la prospection dès demain.
L’équipe du camp 3 est descendue au camp 1 et sera à Guarello demain matin.
L’équipe de Guarello va enfin pouvoir monter aux camps… demain.

9 février : VISIOCONFÉRENCE A TOULOUSE

A Toulouse, mercredi 9 février, trois classes de secondes du Lycée Pierre Paul Riquet, de Saint-Orens-de-Gameville ont été réunis par leurs professeurs, le CNES et Astrium pour une visioconférence avec les copains qui faisaient le dos rond au camp 4 sous une tempête fameuse. Avant de se connecter avec eux, ils ont pu voir le film Le Mystère de la Baleine présenté par Luc-Henri, et dialoguer avec deux membres de l'équipe de janvier, Denis et Arnaud, revenus la veille à Toulouse. La visioconférence, après avoir été difficile à établir, a permis ensuite aux lycéens de constater par eux-mêmes les difficiles conditions de vie au camp 4... et d'échanger avec Bernard et José, encadrés de Vanessa, Serge, filmés par Jean-Phi…



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