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L’île Madre de Dios appartient à une région
d’exception, la province Ultima Esperanza, au sud du Chili.
Elle affronte le Pacifique à la marge du monde telle une sentinelle avancée dans l’hémisphère austral.
L’équipe Ultima Patagonia 2010 est consciente de l’importance de ce symbole. Avec ses cavernes calcaires les plus au sud de la planète, véritable enregistreur du climat et de l’environnement, cet archipel représente aussi un atout fondamental pour la communauté scientifique: comprendre l’évolution du climat passé et actuel, évaluer la reconquête biologique après la dernière glaciation, étudier les cimetières de baleines, fouiller les sites archéologiques, mesurer enfin l’impact actuel des activités humaines dans un site a priori intact. En raison d’un tel patrimoine karstique et archéologique, le gouvernement chilien a décidé de protéger l’île en janvier 2008. Le projet 2010 s’inscrit donc sous le signe de la continuité, de l’interdisciplinarité, du partenariat étroit entre le Chili et la France, enfin de l’alliance entre exploration, science et valorisation dans l’étude d’une des terres les plus extrêmes de la planète. In fine, le but est de permettre au Chili de proposer cet archipel au Patrimoine Mondial de l’Humanité (Unesco). |
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![]() ![]() Peintures Kawesqar |
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Après une reconnaissance en 1995 et quatre expéditions échelonnées entre 1997 et 2008, l’équipe internationale de chercheurs et explorateurs, placée sous responsabilité franco-chilienne, a pour but de faire de Madre de Dios en 2010, année du bicentenaire du Chili (1810-2010), un laboratoire naturel pour la science. En 15 ans, les équipes de Centre Terre, appuyées notamment par des institutions et organismes chiliens et français, mais aussi par Rolex et National Geographic en 2000, ont acquis un savoir-faire croissant dans l’organisation d’expéditions complexes nécessitant de multiples compétences techniques et scientifiques. Depuis 2006, grâce aux Sociétés CAP et IMOPAC, le Centre Minier de Guarello est devenu pour Centre Terre une base indispensable pour permettre les recherches dans d’excellentes conditions. Ce qui nous permettra d’explorer, nous l’espérons, la nouvelle caverne la plus profonde du Chili … |
![]() Vue sur le Pacifique depuis le Soublet |
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Un projet interdisciplinaire sous le signe de
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![]() Seno Azul et Seno Soplador dans l'archipel de Madre de Dios |
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Quatre objectifs au service de la scienceQuatre objectifs constituent la trame de cette future expédition: 1 - explorations sur mer, sur terre et sous terre; Notre principe de base est de poursuivre les recherches sur des thèmes et objectifs majeurs, à partir de résultats partiels déjà acquis (grotte du Pacifique, grotte de la Baleine, gouffre de la Détente, grotte du Baron), tout en organisant par ailleurs des prospections et des explorations nouvelles. Le second principe est la valorisation multimédia pour transmettre l’information. Par la connaissance préalable des objectifs et l’expérience des difficultés du terrain, cette démarche assure donc une sécurité quant aux résultats attendus. Si à chaque expédition, certains résultats ne sont pas totalement au rendez-vous en raison de l’instabilité météorologique, d’autres apparaissent grâce à de nouvelles explorations. C’est pour pallier ces difficultés que les expéditions Ultima Patagonia s’inscrivent aussi dans la durée. C’est une motivation supplémentaire qui s’ajoute à l’esthétique et la richesse exceptionnelles des paysages. La sécurité est assurée en permanence avec la base de Guarello et entre les équipes. La programmation, étalée sur 2 mois, sera adaptée sur place en fonction des fenêtres météorologiques favorables, en particulier pour les objectifs les plus lointains et pour l’exploration spéléologique profonde (gouffre de la Détente), avec éventualité de déposes en hélicoptère si les conditions le permettent. | |
| - suite - Objectif 1 : exploration spéléologique > | |